Thursday, 22 November 2007

dernier adieu à la scène de Maurice Béjart

Ο μεγαλύτερος χορογράφος όλων των εποχών,
αναχώρησε για το τελευταίο σταθμό.


Είχε το μοναδικό χάρισμα να μεταμορφώνει τα ανθρώπινα σώματα σε κάτι άλλο.
Δείτε αυτά τα σώματα και όσοι από σας έχετε κοιλιές ζηλεύστε θανάσιμα.








Εγώ βρήκα και ανέρτησα τα βίδεα, αλλά η μοναδική Abttha έβαλε τα λόγια.
Σας παρακαλώ να τα διαβάσετε.

8 comments:

ange-ta said...

Εξ άλλου καλό θα μας κάνει να χάσουμε τα περιττά κιλά μας.
Με την σύνταξη που ΔΕΝ θα πάρουμε, ας προπονμηθούμε στην αφαγία.

χαμογελο said...

χμ... εγώ τι να πω... που είμαι ακόμα 23 (καλά όπου νά ναι 24 :-p) μέχρι να φτάσω τα 65-70 έτσι όπως πάνε θα τα έχουν ξαναλάξει!!!!

χαμογελο said...

υγ.(ξέχασα να πω) πολύ ενδιαφέρον βίντεο δεν τον είχα ακούσει... θα το ψάξω... (κάπως έτσι τελικά μάλλον γίνοντε όλοι γνωστοί μετά θάνατο)

ange-ta said...

@ χαμογελάκι,
έχεις ένα καλό ΕΙΣΑΙ ΝΕΟΣ,
όλα τα υπόλοιπα ξέχασέ τα.
Τη σύνταξη αρχίζει να τη σκέφτεται κανείς μετά τα 40. Την συζητάει μετά τα 50. Την παίρνει μετά τα 80.
Ας ζήσουμε μέχρι τα 80 και ποιος την υπολογίζει τη σύνταξη!
Αισιοδοξία. Ας ήμουνα και γω 23 και ας μην έπαιρνα ποτέ μου σύνταξη

Ο Μπεζάρ, μεγάλος καλλιτέχνης. Μοναδικός στο είδος του.
Η Μαρία Κάλλας του Μπαλέτου!!!!
Είχε έρθει και στο Ηρώδειο, δεν κατάφερα να βρω εισιτήρια και τον είδα από τις πέτρες επάνω.
Αξέχαστη βραδιά. Και γω τότε σαν εσένα ήμουνα. Νέα και ωραία. Και όλη η ζωή μπροστά μου!

Greg said...

Ήταν σπουδαίος!

Βέβαια για κείνη την παράσταση στο Ηρώδειο ο "άμουσος" κουμπάρος μου είχε "ενστάσεις", που ακόμα τις συζητάμε και γελάμε... Για όσους δεν θυμούνται χόρεψαν και ζεϊμπέκικα κλπ (όχι και τόσο φανατικά αρσενικά...). Η προταση του κουμπάρου ήταν να τους στείλουμε στο παρίσι μερικούς έλληνες φορτηγατζήδες να χορέψουν "λίμνη των κύκνων" για να τους εκδικηθουμε...

ange-ta said...

Μαγικός Greg,
και η βραδυά εκείνη μαγική, τα βλέπω όλα μπροστά μου.
Τα βραχάκια του Ηρώδειου και τα νιάτα μου.
Ο χορευτής, το μπολερό, εγώ και η σκορπέτσα μου

abttha said...

ανζε τάκι μου, δεν ξέρω πώς να σε ευχαριστήσω για το εξαιρετικο ποστ σου!
χάρη σε αυτά που είδα εδώ, έγραψα κάτι στο δικό μου μπλογκ. χάρη σε σένα.
δεν ξέρω πώς να σε ευχαριστήσω, είναι υπέροχη η αναφορά σου.
να είσαι καλά!

ange-ta said...

Για την Abttha, αφιερωμένο εξαιρετικά:

DISPARITION DE MAURICE BÉJART • L'impossible rencontre avec le ballet russe

Dans son hommage au grand chorégraphe qui aimait tant la Russie, le quotidien moscovite regrette que les Soviétiques n'aient pas su profiter de cette passion pour attirer davantage celui qui a bouleversé la danse contemporaine.


Maurice Béjart aura été la plus grande occasion manquée du Ballet soviétique. L'histoire du XXe siècle n'est pas entrée dans nos salles, qui ont monté leurs histoires locales, parfois curieuses, parfois même grandioses, mais n'ont jamais été intégrées au processus international. Nous n'avons pas su garder Balanchine, qui a quitté la Russie dans les années 1920. Nous n'avons pas eu la moindre chance d'admirer Lifar (sa lettre de félicitations à Hitler lorsque les troupes nazies ont pris Kiev a rendu impossible toute entrée de ses spectacles au répertoire de nos scènes) tandis que d'autres artistes étaient jugés "trop érotiques" ou "trop critiques" à l'égard de notre intervention en Tchécoslovaquie… Parmi tous les grands chorégraphes mondiaux du XXe siècle, Béjart était le seul qui aurait pu être notre "camarade".

Certes, il s'est égaré, tombant dans le maoïsme dans les années 1950 et 1960 au lieu d'opter pour le marxisme (son ballet L'Oiseau de feu montrait Mao, nouveau leader, prenant la place de Lénine assassiné), mais il était quand même des nôtres, car il n'était pas un partisan du capitalisme. En outre, ses origines de classe étaient correctes. Ce fils de philosophe, possédant un peu de sang sénégalais, était passionné par tout ce qui venait de Russie… Alors comment a-t-on pu le laisser passer ? Si, dans les années 1990, les ballets de Béjart avaient été inclus dans le répertoire du Bolchoï, l'histoire aurait été entièrement différente. Mais on l'a manqué. Pis, on en a eu peur. Ce garçon né à Marseille le 1er janvier 1927, au physique plus proche de celui d'un faune que d'un Apollon, ne pouvait prétendre jouer les premiers rôles. Sur des photos anciennes, on le voit, jeune homme, déparer nettement dans l'harmonie absolue de sa classe de ballet. Conscient du problème, il avait opté pour la création, et ses spectacles ont mis en scène la quête éternelle d'une harmonie qui ne lui avait pas été offerte sur le plan physique. Il a mené sa quête avec son tempérament infernal, commençant par faire exploser le monde avant de le reconstruire de la manière qu'il jugeait la meilleure. Sa carrière de chorégraphe a véritablement débuté lorsqu'il s'est doté de sa propre compagnie, en 1960, avec la création du Ballet du XXe siècle.

L'apport essentiel de Béjart à la danse classique du XXe siècle sera une seconde révolution masculine. Chez lui, les ballerines sont superbes, mais reléguées à l'arrière-plan, et ses spectacles se construisent autour d'un danseur. La première révolution avait commencé avec Nijinski, en qui Béjart voyait un précurseur. L'évolution de son fameux Boléro est à cet égard révélatrice. Conçu pour une ballerine, qui effectue une danse magique sur une table dont s'approche une foule d'hommes sous tension, le spectacle devient, dans sa version suivante, la danse d'un homme sur une table assiégée par des femmes. La version définitive, qui restera pour la postérité, met en scène un jeune homme qui danse sur une table (dans un bouge d'un port, un théâtre, une place, où on veut), entouré de cercles d'autres jeunes hommes. Coming-out gay ? Béjart n'aimait pas évoquer le sujet, mais il était devenu, sans le moindre doute, un étendard de la communauté gay, tout comme Jorge Donn, le danseur qui lui avait inspiré ses meilleures chorégraphies.

Nos fonctionnaires soviétiques de la culture ont-ils eu peur de cet aspect de l'œuvre de Béjart ? C'est peu probable. Ce qui les a plutôt inquiétés, c'est sa sincérité, l'impossibilité de le contrôler. S'il croyait en quelque chose, il s'y jetait à corps perdu. Son amour pour la Russie l'a poursuivi longtemps et l'a fait souffrir. Il déplorait de ne pas être invité à s'y produire en tournée. Mais, lorsqu'il a été invité à Leningrad, il s'est réjoui comme un enfant et a généreusement permis aux artistes du théâtre Mariïnski de danser ses créations. Il avait convié Ekaterina Maximova et Vladimir Vassiliev à travailler avec lui, créé plusieurs chorégraphies à l'intention de Maïa Plissetskaïa, mais, pour l'URSS, il est demeuré un original dont il fallait se méfier. Plusieurs de ses livres autobiographiques ont été publiés en Russie (dont Un instant dans la vie d'autrui). Toute une génération de danseurs et de chorégraphes a bénéficié de son influence, de Farouk Rouzimatov, qui s'obstine fanatiquement à danser Bhakti, même sans l'accord de l'auteur, à Boris Eifman, qui a, dans la mesure du possible, repris ses idées dans ses spectacles. Mais la Russie n'a pas eu Béjart. Et il n'y viendra plus.




Anna Gordeïeva

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